sexworkers

« Prostituées d'Europe » est un projet socio-artistique de photoreportage à l'échelle européenne. Peintre, photographe et scénographe française vivant à Berlin, je m'y consacre depuis le mois de février 2007.

Mon objectif, en réalisant des expositions, est de permettre à un large public de découvrir l'aspect social et humain de la prostitution ainsi que la situation très complexe de ce sujet délicat au niveau européen.

Une partie des bénéfices des expositions sera reversée aux associations avec lesquelles je travaille, afin de leur permettre de continuer leur travail dans les meilleurs conditions.

Pourquoi ce travail ?

* D'une part parce que j'ai décidé que si je faisais de l'art, ça ne devait pas rester dans un but purement esthétique et/ou décoratif. Ce que j'avais dans les mains devait servir « humainement », selon une conception sociale et engagée de l'art.
* D'autre part, en raison mon intérêt personnel pour la prostitution qui réunit les problématiques de la marginalité, du sexe et de la femme.

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
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# Posté le vendredi 27 mars 2009 10:11

banana song

vas savoir pourquoi j'ai ca dans la tete...
de toute facon c'est trop mythique!
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# Posté le dimanche 15 mars 2009 07:46

je suis pour 50% de temps en plus

je suis pour 50% de temps en plus
réflechissez
comment est il possible d'avoir la vie accomplie que l'on veut en 24H? comment : sortir toute la nuit mais etre fraiche le lendemain matin? s'occuper de soi et de son corps et pouvoir le montrer aux gens? comment faire du sport au moins une heure par jour et consacrer 30min a chaque repas? comment avoir le temps d'avoir ET une vie sociale ET une vie professionelle/ étudiante en meme temps? sur ce point, comment reussir a se consacrer correctement a ses études, à ce mémoire, et avoir le temps de le financer en trouvant du travail? comment reussir a voir tous les films que l'on veut, lire tous les livres, voir tous les concerts, expo, musées que l'on veut en n'ayant que 24h? on preconise de dormir 8h par jour. j'aimerais bien savoir quelle est la derniere nuit, grasse mat' exclues, que j'ai fait et qui durait 8h. comment reussir a tenir un blog a jour et avoir des choses a y raconter? il faut avoir le don d'ubiquité, s'appeller flash, avoir un domestique ou un negre (j'entends quelqu'un qui écrit a notre place comme nos tres chers dirigeants)a son service. en parlant de cela, comment avoir un engagement politique social, sans sacrifier autre chose? je ne passe pas mon temps devant ma télé et pourtant j'ai du mal a suivre. je ne parle pas de ce qu'il est primordial de faire mais de ce qu'on a envie de faire.
imaginez.
une journée ou l'on pourrait dormir 10h et etre a l'heure au taf/ecole/université/magasin. une journée où on pourrait bosser 8h et avoir 1h30 de pause a midi, une vraie pause quoi. une journée où on aurait le temps de voir ses potes et de regarder un film. une journée où ca ne nous ferait pas chier de perdre 30min dans le tram. une journée ou on compterai le soir ce que l'on a fait et pas ce qu'il nous reste a faire. meme pour les entreprises : imaginez 24h de marche assurée au lieu de 18.
c'est pour ca, je le clame hautr et fort, je suis pour la journée de 36h. (minimum)
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# Posté le lundi 23 février 2009 14:59

article de libé, 19/02/09

adresse du lien: http://www.liberation.fr/societe/0101320470-la-courseau-chiffre-la-courseau-chiffre

La course au chiffre


Fumette, racolage, travail clandestin... Les petits délits tombent à pic pour alimenter les objectifs fixés aux policiers. Descente sur le terrain avec des îlotiers dans le XIIe à Paris.


«Shiteux» arrêtés pour une once de cannabis à Bastille, prostituées du bois de Vincennes «ramassées» pour racolage, étrangers sans papiers embarqués à la sortie des trains en gare de Bercy, la police fait du chiffre. Nous avons suivi, pour Canal + et Libération, les gardiens de la paix du XIIe arrondissement de Paris durant quinze jours pour voir comment la culture du résultat, instituée en 2002 par Nicolas Sarkozy, se traduit sur le terrain (1). Ce commissariat lambda, plutôt privilégié, compte 500 policiers pour 136 000 habitants.

Le service de police de quartier (SPQ) multiplie les contrôles de routine qu'on appelle «opérations de sécurisation». Place de la Nation, lieu de rendez-vous de jeunes et de marginaux, le brigadier T. jette son dévolu sur un clochard hirsute : «Bonjour, c'est un contrôle de police, vous avez rien de dangereux sur vous ?» Le SDF : «Si, j'ai un couteau dans ma poche, c'est pour manger.» Le policier fait une «palpation de sécurité». Le SDF explique : «Voyez, ça me sert même à ouvrir mes bières, je menace personne.» Le brigadier applique la tolérance zéro :«Un couteau suisse, c'est mieux. Ça, c'est interdit parce que la lame reste bloquée. C'est un port d'arme de 6e catégorie.» Le clochard plaide sa cause :«Oui, mais je l'ai payé 3 euros sur le marché. Un couteau suisse, c'est plus cher. J'ai pas les moyens. Je suis SDF.» Le voilà menotté dans le dos et emmené au poste. Un bon point pour les statistiques.

Mais le délit qui fait le meilleur score, c'est l'infraction à la législation sur les stupéfiants (ILS). Dans cet arrondissement, 504 usagers de cannabis ont été arrêtés en 2007, soit 26 % de plus que l'année précédente. Les patrouilles du SPQ, tout comme les brigades anticriminalité (BAC), traquent les «shiteux» gare de Lyon, places de la Bastille et de la Nation, à la sortie des lycées ou devant le Palais omnisports de Paris-Bercy. Des lieux où ils n'ont qu'à se baisser pour «ramasser» des fumeurs de joints.

Un dimanche, trois flics en civil de la BAC arpentent le port de l'Arsenal, «choufent» (guettent) et planquent. Jean, veste kaki, Jérémy, 25 ans, ancien éboueur devenu policier, a opté pour la BAC précisément pour le «saute dessus», les interpellations en flagrant délit. Le voilà qui avise deux suspects sur un banc qui roulent une étrange cigarette. Contrôle, palpation et leçon de morale : «C'est interdit sur la voie publique. Si vous voulez fumer, faites-le chez vous.» Pour cette fois, la BAC passe l'éponge et jette le haschich dans le canal : «On ne va pas perdre notre temps pour une si petite quantité. On préfère taper dans le plus gros, au moins la bonne barrette.» Mais au bout d'un après-midi de vaines recherches, le trio embarque un «shiteux», impasse de Reuilly, et le remet à l'unité de traitement judiciaire en temps réel (UTJTR). On l'appelle aussi «bureau de ramassage», parce qu'elle traite à la chaîne toutes les procédures contre les suspects «ramassés» sur la voie publique par les agents en tenue.

L'officier de police judiciaire (OPJ) de permanence trouve «l'affaire minable». Il procède à l'audition de l'usager de cannabis et plaisante sur la boulette insignifiante : «Ça fait zéro gramme sur la balance avec une erreur d'un gramme.»A côté, dans l'antre de la BAC, où les sièges portent les inscriptions «chaise à j'ai rien fait chef»,«chaise à erreur judiciaire» et «chaise à bandits», Jérémy conteste.«C'est un problème de balance. Zéro gramme, c'est pas possible, on l'a bien soupesée», assure le policier. Il respecte la décision de l'OPJ mais justifie l'interpellation : «Il y a infraction. On a un motif légitime de contrôle. Après, c'est au bon vouloir du fonctionnaire, on aurait pu l'écraser sous la chaussure et le laisser partir. Là, on a décidé de l'interpeller sans le menotter, ça s'est bien passé. Donc, pour nous, c'est carré.» Le shiteux est relâché. La BAC peut néanmoins cocher un bâton de plus à son tableau.

Habituée de la garde à vue

L'avantage, c'est qu'un usager de stupéfiants arrêté, c'est un délit constaté et élucidé tout de suite. Ceci permet de doper le taux d'élucidation des affaires, qui peine à monter à 40 %, comme l'exigent l'Elysée et le ministère de l'Intérieur. Autre mine, le racolage. En juin 2003, Nicolas Sarkozy inventait ce nouveau délit pour punir les prostituées qui attirent le client par des attitudes équivoques. En 2007, le commissariat du XIIe a augmenté de 47 % ces interpellations en faisant la «chasse» aux prostituées chinoises apparues sur les boulevards des Maréchaux. Selon un gardien de la paix, «les Chinoises sont parties parce qu'on a bien fait notre boulot. Mais en 2008, on nous reproche de faire moins de raco que l'an passé. On nous demande de faire du chiffre». Du coup, ce sont les tapineuses du bois de Vincennes qui trinquent. Une Roumaine de 26 ans se fait attraper pour la quatrième fois en un mois. Le lieutenant Sabine B., qui la place en garde à vue, le souligne : «Vos collègues l'ont eue vendredi, déjà. C'est une habituée.» L'interpellateur l'admet, penaud : «Oui, il n'y a qu'elle en ce moment.» D'habitude, ça se termine par un rappel à la loi, mais la Roumaine «récidiviste» se retrouve déférée en justice, comme trois jours plus tôt : «Pour les collègues interpellateurs, ça fait un résultat. Pour nous, c'est une garde à vue, également, et puis c'est un fait élucidé», conclut le lieutenant. Comme les stups, le racolage est une infraction aussitôt résolue. Les interpellations sont faciles, sans enquête préalable, sans plaignant, sans victime.

Policier depuis 1991, le lieutenant Stéphane Motel, chef des brigades de voie publique de jour, a été îlotier à une époque où prévention et répression s'équilibraient. Pour lui, la politique du chiffre a ses limites : «On est dans une notion de quantifiable plus que de label de qualité. Un jeune délinquant qui fume du cannabis, c'est plus facile à interpeller qu'un voleur à la sortie d'une banque. Certaines infractions se prêtent plus à être élucidées. Si on veut faire monter le taux d'élucidation, on axera notre recherche sur celles-ci. Un étranger interpellé, c'est un fait constaté et élucidé. Il y a une culture du résultat sur Paris et partout. C'est les chiffres, finalement, qui commandent les patrouilles.»

Pour atteindre les quotas fixés en 2006 par le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux - 25 000 clandestins à expulser par an -, la police multiplie les contrôles ciblés. Tous les jeudis, il y a une descente dans un restaurant du XIIe en appui des inspecteurs de l'Urssaf. Dans les cuisines d'une grande brasserie de la Bastille, les policiers débusquent quatre travailleurs irréguliers : un Palestinien, un Irakien et deux Tunisiens. Le patron et le gérant sont arrêtés, eux, pour «travail dissimulé». Le paradoxe, c'est que l'OPJ considère les quatre clandestins comme victimes «d'un patron qui ne les déclare pas et en abuse», mais aussi comme auteurs d'infractions à la législation sur les étrangers.

Prime au mérite

Pour la police, ces opérations avec l'Urssaf sont un moyen commode de servir les objectifs chiffrés du gouvernement. De même que les «opérations de contrôle au faciès, deux ou trois fois par semaine, en gare de Bercy à l'arrivée de deux trains couchettes d'Italie» que nous dénoncent des officiers.

A 10 h 20, gare de Bercy, une équipe de la police de quartier demande ses papiers aux voyageurs noirs. Certains se fâchent, l'un dit : «C'est à cause de la couleur de ma peau ?». Un autre lance avec humour : «Usual suspect.» Un policier, très mal à l'aise, propose en douce à ses collègues : «On va contrôler un mec de nationalité blanche, un Blanc, ça va faire moins ciblé.» Mais c'est un Erythréen qui se fait attraper par Amaury D., 27 ans, îlotier depuis un an qui remplit sa mission avec application : «Malheureusement, c'est la loi et on l'applique. On ne va pas contrôler un monsieur blanc avec des lunettes Versace et un tee-shirt marqué Italia. Alors qu'un monsieur de type africain qui arrive pas très bien habillé avec un sac plastique, ça rentre dans nos critères. Mais c'est pas que la couleur de la peau.» Le lieutenant Motel stigmatise ce genre de ratissage à la descente des trains : «C'est pas évident, pour moi et d'autres. J'ai trop d'images de la Seconde Guerre mondiale avec les déportations. Mais quand on n'a pas le choix, on répond aux ordres et on y va. On prend sur soi mais c'est très dur.»

Le service de police de quartier (SPQ), qui mène ces opérations, a reçu la prime collective au mérite pour la deuxième fois en trois ans, 400 euros chacun. En revanche, le service de voie publique (SVP), qui assure les missions de police-secours, gère les accidents de la route et l'assistance aux personnes, n'a jamais bénéficié de cette gratification instituée en 2002 par Nicolas Sarkozy pour récompenser les flics jugés les plus «performants».

Travail social invisible

Gardienne de la paix depuis trois ans dans le XIIe, Emilie L., 27 ans, est d'abord au service du citoyen. Surnommée «la faucheuse» à cause de ses multiples interventions sur des cadavres, Emilie passe d'une tentative de suicide dans un foyer à une dame de 88 ans décédée dans la rue. C'est elle qui apaise la famille puis accompagne le corps, enveloppé dans une bâche à même le sol, du car de police-secours jusqu'à l'institut médico-légal. Un travail social, invisible dans les statistiques. Bonne fille, Emilie ne se plaint pas que la récompense ait été attribuée au SPQ : «Ils ont plus le temps de se focaliser sur les interpellations, les contrôles. Nous, on va sur tout, mais tout ! Les différends familiaux, les accidents, les violences conjugales...» Son supérieur, le lieutenant Motel, poursuit : «Pendant ce temps-là, on ne peut pas aller interpeller les délinquants. Mes collègues de la voie publique ont éprouvé une frustration parce que leur travail d'assistance aux citoyens n'est pas reconnu. Le mérite, c'est une notion floue.»

Pour encourager les troupes, le chef de secteur Serge Rivayrand vient décerner une médaille pour «acte de courage et de dévouement» à une fliquette qui a arrêté l'agresseur d'un policier, il félicite trois îlotiers qui ont interpellé des voleurs prêts à braquer un Franprix. Le commissaire divisionnaire salue, enfin, «l'action dynamique menée par le XIIe, qui a réussi à faire reculer la délinquance de 6% . J'ai eu plaisir à repérer un taux d'élucidation record pour l'arrondissement, de l'ordre de 37,23 %. Là encore un très beau résultat.»

Grâce au racolage, aux stups et aux étrangers, ce commissariat peut se targuer d'un taux d'élucidation en hausse d'un tiers. Mais ici comme ailleurs, à peine un cambrioleur sur cinq est arrêté et moins encore pour les voleurs de sacs à main. Qu'importe... Dans les chiffres de la délinquance, interpeller une tapineuse ou un shiteux vaut autant qu'arrêter un meurtrier ou un violeur.
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# Posté le jeudi 19 février 2009 14:58

c'est pas beau ca?

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# Posté le dimanche 28 décembre 2008 17:56